Psi . le temps du non
6e Colloque Latin Grec • «Écrivains, Artistes, Scientifiques : l'inspiration antique »

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Il est plus facile d'élever un temple que d'y faire descendre l'objet du culte

Samuel Beckett • « L'Innommable »

Cité en exergue au « Jargon der Eigentlichkeit » par T. W. Adorno • 1964

It is easier to raise a temple than to bring down the worshipped object.
Samuel Beckett • « The Unspeakable one »
Underlined in « Jargon of the Authenticity » by T. W. Adorno • 1964

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Personne n'a le droit de rester silencieux s'il sait que quelque chose de mal se fait quelque part. Ni le sexe ou l'âge, ni la religion ou le parti politique ne peuvent être une excuse.


Nobody has the right to remain silent if he knows that something evil is being made somewhere. Neither sex or age, nor religion or political party is an excuse.

Bertha Pappenheim

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L'association ψ [Psi] LE TEMPS DU NON existe maintenant, déclarée sous cette appellation depuis 21 ans tout juste - 1983 sous un autre nom, trop parisien. Elle a toujours pour but de favoriser la réflexion pluridisciplinaire par les différents moyens existant, la publication et la diffusion de matériaux écrits, graphiques, sonores, textes originaux, œuvres d'art, archives inédites, sur les thèmes en relation à la psychanalyse, l'histoire et l'idéologie.

ψ = psi grec, résumé de Ps ychanalyse et i déologie. Le NON de ψ [Psi] LE TEMPS DU NON s'adresse à l'idéologie qui, quand elle prend sa source dans l'ignorance délibérée, est l'antonyme de la réflexion, de la raison, de l'intelligence.

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6e Festival Européen Latin Grec

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Préface

Journal de bord début mars 2010

De l'usage de la langue

Note à l'intention de mentors “psy”, professant auprès des journalistes, avocats, politiques, médias, analysants, particuliers de toutes extraces...

par

Micheline Weinstein

La 6e année du Festival Européen de Latin Grec, fondé par Élizabeth Antébi vient à propos pour inviter à revisiter l'évolution de la langue depuis les temps anciens, témoin de la transmission de la pensée, des idées, des découvertes, ainsi que l'usage qui est fait de leur vocabulaire.

Les praticiens et théoriciens actuels du langage, les pédagogues de l'enseignement primaire et supérieur, nous alertent gravement quant à leurs préoccupations de plus en plus insistantes, face à l'illettrisme qui ravage notre époque.

Qui dit illettrisme implique qu'il y eut, pour des raisons diverses, non possibilité de transmission du goût pour le savoir, que nous avons désigné, dans un texte précédent, par “vertical”, en référence au fil à plomb, celui qui remonte aux sources de notre héritage.

Or, pour ce qui nous occupe, la psychanalyse est fondée sur le goût du savoir, elle ne peut exister sans cela, en même temps que sur la recherche, l'“amour” selon Freud, “de la vérité”, autrement dit, sur l'honnêteté intellectuelle.

Ce pour quoi nous nous élevons répétitivement contre les dérives langagières, causées par ce que nous nommons l'“ignorance délibérée”, véhiculée par des agents intellectuels de la transmission.

En vain, naturellement.

Pour des raisons bien précises, qui tiennent au caractère de notre association, nous ne “blogons” , ne “twittons”, ne“facebookons”, ne pillons ni ne militons, bref ne pratiquons pas le savoir “horizontal” , et fort peu celui de l'image. Contre quoi, n'étant pas adeptes des “réseaux”, pas plus que considérés par les Zélites, notre liberté de penser et de dire reste entière, mais coûte assez cher.

Ainsi nous avons beau inlassablement agiter la serinette avec une stupéfaction réitérée devant l'emploi de termes nosographiques, empruntés préférentiellement par les médias à la psychiatrie et à la psychanalyse pour désigner, non des symptômes, mais des choses ordinaires, et aussi pour abondamment injurier autrui, aucun écho ne nous revient... peut-être parfois du dédain pour nos travaux, la plupart du temps de l'inexistence.

Dans un texte assez récent, je reprenais le passage de Freud où il écrit à Eitingon “Je ne comprends plus ce monde”. Depuis, j'ai réfléchi et me suis aperçue que je ne l'avais jamais compris. Sauvée, bébé, de la déportation, puis éduquée, enseignée, par des personnes - non-juives - qui ignoraient tout de la méchanceté, dont la caractéristique aussi bien morale que matérielle était la générosité, l'absence de calcul, de mauvaise foi, d'hypocrisie, j'ai vécu et travaillé, quels que soient les avatars personnels, dans cette utopie selon laquelle la psychanalyse était la seule discipline existante, la seule expérience humaine intelligente, l'art excepté, qui permettait d'échapper aux guerres infantiles immémoriales sauvages entre les humains, les peuples, les continents.

Je le pense encore aujourd'hui, malgré la contradiction sans appel, quasi quotidienne, que m'offrent la réalité et son principe.

C'est pourquoi, il y a 35 ans, j'ai tenu à régler ma dette à la France, où je suis née, par l'écriture, avec Michèle Dacher, d'un livre qui témoignait de notre travail dans un énorme mouroir de la région parisienne, « Histoire de Louise », préfacé par Françoise Dolto. Dans ce livre, mon histoire personnelle n'apparaît pas, il parle uniquement de françaises et français abandonnés-là en totale déréliction.

Il fallait être jeunes et en bonne santé pour accomplir ce travail, nous l'étions.

Ce n'est qu'à la suite de la publication de ce livre que j'ai avec bonheur recouvré mes origines et mes amours cosmopolites et repris mes travaux sur la psychanalyse, son histoire liée à celle de la Shoah, son évolution théorique et pratique, en puisant dans ceux des psychanalystes anciens et contemporains. Je suis allée les rencontrer, où qu'ils se trouvent dans le monde et, par les livres, où qu'ils se soient trouvés quand ils n'étaient plus.

Dans le métier, dès que l'on se soucie de l'histoire du sort que les humains s'infligent, vous vous entendez rétorquer par vos pairs et vos pairesses, “ce n'est pas de la psychanalyse, c'est de la politique”. Aussi je ferai juste une petite parenthèse en passant au sujet de la politique et de ceux qui ont coutume de s'appeler eux-mêmes les “derniers témoins de la Shoah”, après lesquels son histoire tombera dans l'oubli. Nombre d'analystes, isolés dans une bulle savante privilégiée qui souvent s'apparente à une secte, sitôt que vous vous préoccupez du sort de l'humain en collectivité, vous fustigent ainsi, je le répète : “Ce n'est pas de la psychanalyse, c'est de la politique” . Voici donc ce que j'ai répondu à l'un d'entre eux,

J'ai bien entendu ton allusion dédaigneuse à “la politique”. Ah F., tu es imbibé de lacanerie... ! “Nous tenons à garder la pureté de la psychanalyse !”, une belle foutaise [lire ou relire Freud, notamment en vrac, « L'homme Moïse... », la « Massenpsychologie und Ich-Analyse », « La morale civilisée... », « Totem et tabou... », « Sur une Weltanschauung »... et, pour les amateurs philosophes, Platon].

De mon côté, je n'ai qu'une sympathie réservée pour les politiques, par contre c'est la politique qui s'intéresse à nous, contre ou avec notre gré, misérables humains que nous sommes, psychanalystes y compris. Mépriser cet aspect des choses ressemble à la facilité que l'on observe chez les pervers [cf. les conduites “clivées”].

Je m'intéresse - c'est mon métier - à l'humain, à ce qu'il produit quand il se glue en masse, aux meneurs, au monde extérieur, et à leurs effets sur la psyché.

Faute de quoi, ça donne la Shoah par exemple, la collaboration, la pleutrerie, les lavages de cerveaux, les dictatures, les identifications imbéciles et obscurantistes, la sauvagerie etc.

Je pense donc que ceux et celles qui méprisent la politique ne devraient parler, ni de la Shoah, ni des conséquences de cette monstruosité sur le psychisme.

La perspective de leur disparition par ces “derniers témoins de la Shoah”, anciens et anciennes déportés qui s'intitulent ainsi, n'œuvre guère en faveur d'un silence obligé des négationnistes. Il existe en effet des enfants, très peu, déportés dans les camps d'extermination, qui en sont revenus. Ils sont bien vivants aujourd'hui, ils n'ont pas encore atteint l'âge de mourir. De par le monde, à force de les considérer comme des malades mentaux en les bouclant dans des services psychiatriques, leur parole s'en est trouvée muselée. Cependant, après cela, ceux qui ont pu vivre une vie à peu près normale ont écrit, et les écrits restent. Ce sont des témoins.

D'autre part, la parole des héritiers directs, orphelins de lignées entières exterminées, dont la somme atteint pas mal de centaines de milliers de personnes, est négligée, méprisée, réduite à rien. Pourtant, sont des témoins sur 3 générations.

Enfin et surtout, demeurera à jamais « Shoah », le film de Claude Lanzmann, témoignage direct irréfutable des “revenants”, les Sonderkommandos, les  chargés à une cadence démoniaque de couper les cheveux, parfois de leur épouse, de leurs parents, de dégager les chambres à gaz, de brûler les corps dans les crémas...

Avec un sacré culot, il m'a été déclaré par des collègues, ψ [Psi] • Le temps du non, c'est toi et encore toi”. Sans rappeler ce que j'ai souvent écrit là aussi avec stupéfaction - un seul exemple, publication, et aucune contrepartie, d'environ 200 analystes -, la remarque fait montre d'un mépris, assez ordinaire dans le milieu, pour les noms des personnes qui assument financièrement et par leur contribution bénévole, par leurs travaux personnels, depuis plus de 20 ans, le fonctionnement de l'association et de son site, que nous assumons intégralement. Chaque fois, quand nous ne pouvons plus, nous empruntons de l'argent à la banque pour les maintenir en vie.

D'autre part, en tant que fondatrice de l'association, je n'ai jamais rien revendiqué pour “moi”, je n'ai jamais parlé de moi autrement qu'à titre expérimental, quand cela pouvait avoir une portée générale. D'ailleurs, comme je l'ai maintes fois répété, les héritiers directs des déportés non revenus n'ont pas de “moi” et, avec l'analyse, encore moins.

Nous avons reçu, d'Albert Soued,

http://soued.chez.com

sa traduction d'un article de Steven Plaut, intitulé « La pathologie de l'antisémitisme juif », dans lequel l'auteur revient sur l'hypothèse du psychiatre Kenneth Levin selon laquelle cet antisémitisme émanerait du “désir de certains [de ces] Juifs [antisémites] d'être reconnus sur le plan social dans un environnement hostile aux Juifs”, et plus loin “comme une tentative infantile de neutraliser une situation menaçante par un auto-blâme [...] en considérant ce phénomène comme le cousin germain en quelque sorte du fameux « syndrome de Stockholm », où les victimes adoptent le point de vue et les arguments de l'agresseur.”

Plaut remet également en question la notion de “haine de soi” - Selbst Judenhab - qu'il attribue à un excès de “narcissisme”, lequel révélerait plus une haine des “autres Juifs” qu'une haine de soi-même.

Je le rejoindrai ici, je pense en effet que la véritable haine de soi est un phénomène beaucoup plus complexe qui ressortit au domaine des psychoses [cf. Freud, « Pour introduire au concept de Narcissisme »]. Il me semble que ce que l'on a nommé improprement “haine de soi juive” désigne la haine envers sa propre parentèle, sa lignée, juives, qui ont fait du sujet juif “un Juif” et, pire “une Juive”, c'est-à-dire un “objet” d'oppressions et d'opprobres immémoriaux insolubles. D'où  un désir - infantile, les “lois raciales” remontant à 3 générations ne s'y sont pas trompées - d'en finir avec cet héritage.

J'ai toujours veillé à ce que personne, sauf les intimes et mes analystes naturellement, ne sache rien, ce qui m'a valu, de façon inattendue, de la part des collègues évoqués plus haut, mais aussi de celle d'institutions juives, des commentaires ragoteux plutôt dégueulasses - qui ne discréditent d'ailleurs que leurs auteurs - et dont on aurait pu espérer qu'au moins des psychanalystes soient exempts.

Peut-être cela vient-il de ce que j'ai toujours tenu ferme ma position à l'égard de Lacan, dont je ne méconnais cependant pas certains apports théoriques intéressants et, j'étais encore jeune et intrépide, chez qui je suis allée dire ce que j'avais à lui dire puisqu'il avait, lui-même, engagé quiconque à le faire. C'était un charmant homme du monde, seulement nous ne nous intéressions pas aux mêmes choses.

Par exemple celle-ci. Les commentaires de Lacan, très étayés, sur les prétendus “ratages” de cures de Freud, m'ont toujours donné une impression d'étrangeté, dans la mesure où sa pratique à lui, Lacan, et à sa suite celle de ses élèves, contredisaient absolument ses critiques. Il suffit d'avoir été en analyse et même en contrôle avec l'un ou l'une des lacaniens et lacaniennes pour en témoigner. Hors le “signifiant”, et à condition que chez l'analysant, il corresponde aux propres signifiants de l'analyste, la sexualité infantile, dans la lecture et l'analyse des rêves, l'histoire du sujet, les formations de l'inconscient, la patience bienveillante qu'exige la durée d'une séance autant que, sur les années, celle d'une analyse, ne l'intéressaient aucunement, n'existaient pas. Par contre, outre la notoriété, l'argent ne lui était pas indifférent.

De plus, il suffit d'avoir eu à prendre en relais un parcours antérieur, chez Lacan ou des lacaniens, d'analysants et d'analysantes, pour se faire une idée très précise de leur pratique et de ses résultats.

Ce qui me semble désespérant dans cette époque qui n'en finit pas, qui passe essentiellement par le langage, c'est l'absence de respect de l'humain envers son semblable. Ainsi, je proposerais de remplacer “Aime ton prochain comme toi-même”, qui est une foutaise impensable, en tous cas pour la psychanalyse, par “Respecte ton prochain comme toi-même”.

Ce que Freud désignait par Civilisation était pourtant très simple. C'était l'apprentissage de la maîtrise, par chaque individu, de ses pulsions sauvages primitives, pour parvenir à transformer leur énergie brute en aspiration à des réalisations spirituelles plus élevées.

Nous en sommes encore loin.

Voici donc des extraits de définitions appliquées à quelques-uns de ces termes évoqués, en abondante circulation publique, issus de racines grecques et latines, empruntés au Vocabulaire de la Psychanalyse de Laplanche et Pontalis,

• Schizophrénie

Terme créé par Bleuler*, en 1911 (« esprit clivé », scizw = fendre, cliver, jrhn = esprit), qui sert à désigner un groupe de psychoses*. Cliniquement, la schizophrénie se diversifie en des formes apparemment très dissemblables d'où l'on dégage habituellement les caractères suivants : l'incohérence de la pensée, de l'action et de l'affectivité (désignée par les termes classiques de discordance, dissociation, désagrégation), le détachement à l'endroit de la réalité avec repli sur soi et prédominance d'une vie intérieure livrée aux productions fantasmatiques (autisme), une activité délirante plus ou moins marquée, toujours mal systématisée. Enfin, le caractère chronique de la maladie, qui évolue selon les rythmes les plus divers dans le sens d'une “détérioration” intellectuelle et affective, et aboutit souvent à des états d'allure démentielle, est pour la plupart des psychiatres un trait majeur sans lequel on ne peut porter le diagnostic de schizophrénie.

 

• Paranoïa

(En grec, « folie », paranoia, « à côté de la raison » ) Psychose chronique caractérisée par un délire plus ou moins bien systématisé, la prédominance de l'interprétation, l'absence d'affaiblissement intellectuel, et qui n'évolue généralement pas vers sa détérioration. Freud range dans la paranoïa non seulement le délire de persécution, mais l'érotomanie, le délire de jalousie et le délire des grandeurs.

 

• Fantasme

En français, le terme fantasme ne correspond pas exactement au terme allemand puisque son extension est plus étroite. Il désigne telle formation imaginaire particulière et non le monde de l'activité imaginative en général.

Enfin, sur ce sujet de l'illettrisme, une petite note inlassablement répétée concernant la signification du mot “humour”, utilisée notamment par les Zélites cultivées pour qualifier les blagues - les leurs aussi bien - qui n'ont rien en commun avec la délicieuse truculence lettrée d'un Plaute, d'un Molière, d'un Rabelais, d'un Shakespeare... grasses, lourdingues, salaces, xénophobes en tous genres - femmes, mal-lotis, juifs, “vieux”... bref tout autre-qui-n'est-pas-soi-et-ses-affiliés... - écœurantes, dont Dieudonné, qualifié professionnellement d'“humoriste”, n'est hélas qu'un exemple caricatural.

Si Laurent Fabius et le haro médiatique sur Georges Frêche, avaient eu connaissance d'une expression courante chez les juifs, homologue à “ce n'est pas catholique”, laquelle est “ce n'est pas très casher”, ils auraient mieux su pointer la pesanteur. Chez les juifs comme sans doute chez les catholiques, ces formules s'appliquent, avec un certain humour, à des actes : “ce que je viens de faire n'est pas très catholique, pas très casher... ” Là, “La tronche”de Fabius, frisait le délit de faciès.

Re-voici donc quelques définitions, selon la psychanalyse, de l'humour, qui est toujours un témoignage d'élégance de la pensée.

 

• Humour

Rien de plus désintéressé. Ne va pas sans une critique libre de soi-même. L’humour est aussi un dévoilement de l’objet sous un autre jour, mais dans une pudeur, une réserve, une contention qui n’est pas celle du comique avec ses effets de cirque, ses chutes répétées. L’éthique de l’analyste est de ce côté-là.

François Perrier

L’humour a non seulement quelque chose de libérateur, proche en cela de l’esprit et du comique, mais encore quelque chose de magnifique et d’émouvant, traits qui ne se retrouvent pas dans ces deux autres modes, issus de l’activité intellectuelle, d’acquisition d’un surcroît de plaisir. Le magnifique tient évidemment au triomphe du narcissisme, à l’immunité du Moi victorieusement affirmé. Le Moi se refuse à se laisser entamer par les contraintes de la réalité, à se laisser imposer la souffrance, il résiste fermement aux atteintes des traumas causés par le monde extérieur, dont il montre, bien plus, qu’ils peuvent devenir des agents d’un surcroît de plaisir. Ce dernier trait est la qualité essentielle de l’humour. Der Witz...

Freud

Au contraire, et sans s'attarder sur les vulgaires poissarderies en usage, précisons que l'ironie, le sarcasme [du grec, sarkazein, “mordre la chair”], sont,

Toujours un jugement qui fait toujours une victime

F. P.

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Élizabeth Antébi 

Il nous est hélas absolument impossible de présenter succinctement le prodigieux parcours, les travaux, les publications livres / audio et audio / vidéo de Élizabeth Antébi.

Créatrice en 2005, avec Jacques Lacarrière et l'aide de Jacqueline de Romilly, du Festival Européen de Latin et de Grec, intitulé « Écrivains, Artistes, Scientifiques, l'inspiration antique », qui aura lieu les 28-29-30 mai 2010, pour sa  6e édition, au Centre Culturel de l'Abbaye de Neumünster à Luxembourg, nous invitons expressément les intéressés à consulter son site à l'adresse suivante,

http://www.antebiel.com

Voici l'abstract du programme somptueux, de haute tenue, que ce Festival propose en ces belles journées de printemps à venir.

Infos/Réservation

www.festival-latin-grec.eu

 

6ème Festival Européen Latin Grec (FELG) : « Ecrivains, Artistes, Scientifiques : l’inspiration antique »

28 mai (10h-22h30) Centre culturel abbaye de Neumünster

29 mai 2010 (10h-19h 30) Centre culturel abbaye de Neumünster

30 mai 2010, 10h-17h, excursion et mini-spectacles en bus le long de la voie romaine Dalheim-Echternach.

LE PROGRAMME DETAILLE, AVEC HORAIRES, EST EN LIGNE SUR

www.festival-latin-grec.eu

OU ENVOYE SUR DEMANDE : latin.grec@orange.fr

ou + 33 6 24 58 78 64

Trois jours festifs et (un peu) savants autour de l’héritage européen des Humanités : droits de l’homme, justice, éthique et politique, théâtre, mathématiques, langage universel des plantes et des médicaments, de la médecine et de la chirurgie, revendications féminines ou pacifistes, pédagogie, conquête et utopie, exploration du monde, poésie et technique.

Hänsel et Gretel jouée en latin par Marc-Olivier Girard et ses compagnons du Cercle latin de Paris.

Création de la pièce « Katabasis ou la Descente » par la troupe du Serpent de Lune, sur le thème du voyage aux Enfers des héros grecs et romains.

Conférences les Antigone(s) et les Iphigénie(s), l’héritage grec dans notre Justice, Cicéron et la rhétorique de nos hommes politiques,  la science et les Grecs, l’inspiration classique dans l’opéra, l’opérette, le « Théâtre de Guerre ».

Vassilis Alexakis, Grand Prix du Roman de l’Académie Française, auteur de La Langue Maternelle, raconte comment il se définit en tant qu’écrivain grec (qui écrit dans les deux langues).

Mini-récital avec élèves du lycée Aline Mayrisch sur Robert Harris et Imperium, Point Métier, avec grands témoins : le Patron de l’Agence Nomen (Vivendi, Vinci, Thalès) joue le dialogue de Platon Cratyle ; le directeur de l’agence Crescendo (formation continue) parle d’Aristote. Vidéo du Maire de Londres, Boris Johnson.

Promenades archéologiques dans la ville de Luxembourg et sur le vicus romain de Dalheim à Echternach.

Ateliers « parlant latin » avec la marionnette Sacapus, ou chantant en latin nos chansons préférées (Piaf, Perret, etc.) avec Thanh-Vân Ton-That, ateliers Jeux ou « Chiffres et Lettres » avec l’association Sillages. Espace exposition, sur la publicité et les marques, ou les représentations de l’Enéide de Virgile. Espace Jeux sur et autour de l’Antiquité.

JOURS

CHOIX

INDIVIDUELS

GROUPES

Vendredi 28 Mai

Journée

Soirée seule

24 €

15 € (+ 11 € si journée)

12 €

9 € (+6€ si journée)

Samedi 29 Mai

Journée

28 €

14 €

Dimanche 30 Mai

Excursion en car

    Suivie en voiture

 

+ panier-repas ou dégustation

25 €

10 €

 

15 € (avec 1 verre de vin)

15 €

 

 

 9 €

FORFAITS

Pour les 3 Jours

(sans panier-repas)

si excursion voiture

60 €

 

54 €

36 €

 

 

 

Pour 2 jours

(sans panier-repas)

si excursion voiture

48 €

 

41 €

28 €

OPTION SOLIDARITE

pour procurer des places à des élèves sans beaucoup de ressources

 

 

                     + 2 €

 

Un acompte de 30% du montant des inscriptions, devra être joint à la présente sous forme de chèque libellé à l’ordre de : Association Fortuna Juvat, soit :…….. €. Adresse : Mme Antébi, 6 rue Clairaut, 75 017 Paris. Ou virement : BNP Paribas, agence Paris-Legendre B (01652) RIB :30004 01599 00010045587 03, IBAN : FR76 3000 4015 9900 0100 4558 703, BIC : BNPAFRPPPGN

Infos/réservation 

www.festival-latin-grec.eu 

00 33 6 24 58 78 64 latin.grec@orange.fr

Ou Abbaye de Neumünster

florence.dombret@ccrn.lu 00 352 26 20 52 934

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Compte-rendu pour la Préfecture de la réunion annuelle

du Bureau de l'Association et Bulletin de participation.

 

Association y [Psi] • Le temps du non

à

Bureau des Associations

Préfecture de Police

Cabinet du Préfet

Sous-Don Administrative

1er Bureau

N° Dossier - 00088566 P

Compte-rendu de la réunion annuelle du Bureau de l'Association

le 20 février 2010

La réunion de Bureau a eu lieu chez Monsieur Thierry Peyrard, de 16h30 à 18h30. Étaient présents,

Thierry Peyrard, Attaché d'Administration du Ministère de la Culture et de la Communication, trésorier et conseiller administratif de l'association

Laure Trainini, comédienne, enseignante théâtre, secrétaire de l'association

Micheline Weinstein, psychanalyste / écrivain, président de l'association

RAPPORT MORAL

Solde de l'affaire Netude-Delcruzel.

• Compte tenu de l'étrange comportement de la SARL Netude (héberg. de sites), son contrat a été brusquement résilié en juin 2006 par la Société Générale, ce qui a donné à Netude l'idée indue de poursuivre notre Association en vue d'obtenir d'extravagantes “réparations” (près de 300.000 €  !).

• Par la suite, notre avocat nous a appris que Netude avait été mis en liquidation judiciaire, ce qui ne nous a, hélas, pas évités la poursuite de la procédure pendant trois ans et des frais considérables (cf. feuilles de comptes : frais d'avocats et de lourdes transactions de justice).

• L'association ne pouvant faire face à ces frais, ils ont été couverts par un emprunt.

• Surchargés par cette affaire annexe à nos activités professionnelles et bénévoles, nous n’avons pu assurer la réunion de bureau l'an passé.

• Les comptes sur 3 ans sont joints au présent rapport.

• Ces fâcheux impedimenta n'ont pas découragé nos réalisations bénévoles : publications et diffusion de matériaux écrits, graphiques, sonores, textes originaux, œuvres d'art, archives inédites, sur les thèmes en relation avec la psychanalyse, l'histoire et l'idéologie.

• Nous avons conscience que les moyens actuels de communication et l'accès libre à notre site n’incitent pas à  soutenir matériellement l'Association, néanmoins nous continuons  à espérer des compléments de financement auprès des intéressés éventuels qui apprécient sa ligne de conduite et ses travaux depuis 23 ans. (Cf. bulletin de participation ci-dessous)

RAPPORT FINANCIER

Comptes financiers 2007 - 2008 - 2009 joints.

Paris le 20/02/10

Le Bureau

________________________________________________________________

 

Appel de cotisations 2010

 

Hébergement du site • Fonctionnement du site et de l'Association • Activités hors site • Frais successifs de dépôts à la SACD

 

Bienfaiteurs

Sympathisants

200 €  et plus

 150 €  et plus

o

o

Correspondants

   50 €  et plus

o


Chèques à l'ordre de


y  [Psi] • Le temps du non

Secrétariat de l'Association

Laure Trainini
41, rue Émile Desvaux • 75019 Paris

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© ψ  [Psi] • LE TEMPS DU NON
cela ne va pas sans dire

© 1989 / 2010