Psi . le temps du non

Solstice de l'hiver 2009

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Il est plus facile d'élever un temple que d'y faire descendre l'objet du culte

Samuel Beckett • « L'Innommable »

Cité en exergue au « Jargon der Eigentlichkeit » par T. W. Adorno • 1964

It is easier to raise a temple than to bring down the worshipped object.
Samuel Beckett • « The Unspeakable one »
Underlined in « Jargon of the Authenticity » by T. W. Adorno • 1964

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Personne n'a le droit de rester silencieux s'il sait que quelque chose de mal se fait quelque part. Ni le sexe ou l'âge, ni la religion ou le parti politique ne peuvent être une excuse.
Nobody has the right to remain silent if he knows that something evil is being made somewhere. Neither sex or age, nor religion or political party is an excuse.

Bertha Pappenheim

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L'association ψ [Psi] LE TEMPS DU NON existe maintenant, déclarée sous cette appellation depuis 20 ans tout juste - 1983 sous un autre nom, trop parisien. Elle a toujours pour but de favoriser la réflexion pluridisciplinaire par les différents moyens existant, la publication et la diffusion de matériaux écrits, graphiques, sonores, textes originaux, œuvres d'art, archives inédites, sur les thèmes en relation à la psychanalyse, l'histoire et l'idéologie.

ψ = psi grec, résumé de Ps ychanalyse et i déologie. Le NON de ψ [Psi] LE TEMPS DU NON s'adresse à l'idéologie qui, quand elle prend sa source dans l'ignorance délibérée, est l'antonyme de la réflexion, de la raison, de l'intelligence.

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© M. W.  / ψ  [Psi] • LE TEMPS DU NON / 22 décembre 2009

Solstice de l'hiver 2009

« L'antisémitisme est une perversion qui tue. Mon inquiétude aujourd'hui, c'est que, bien au-delà de cette barbarie, bien au-delà des crimes, l'antisémitisme et toutes les formes de racisme sont encore là, insidieusement présents dans notre société. »

Jacques Chirac, à l'occasion de la remise du prix Ilan Halimi de la tolérance et de la fraternité, fin novembre 2009.

Nous avons reçu, en ce jour de solstice hivernal, deux communiqués de presse que les lecteurs trouveront in-extenso ci-dessous.

Auparavant, juste une petite note au sujet de la béatification à venir de Pie XII par le Pape Benoît XVI. Il nous semble que ce n'est pas au monde juif de s'exprimer sur la question, mais qu'il serait plus sage de laisser, en toute confiance, au monde catholique de peser et penser en sa conscience le choix d'en débattre.

De nôtre côté, que le Pape, estimant que la vie “exemplaire [de Pie XII] justifie l'étude de la cause de béatification” (Grand Usuel Larousse), lui décerne le titre de “Vénérable”, en tant que première étape de la procédure en vue de le proclamer “Bienheureux”, ne nous dérange pas. Pour l'étape suivante, la “Canonisation”, laquelle élèverait Pie XII au nombre des Saints, nous situant avec précision, résolument, dans le monde laïque, nous estimons que ce n'est pas à nous d'intervenir dans un domaine que nous respectons, mais qui ne nous concerne pas.

Car si, en tant qu'analystes, nous commettions l'erreur de mélanger les genres, particulièrement sur la question de l'attitude pendant la Shoah du “vénéré pape” du courant le plus puissamment médiatique de la psychanalyse française, administrée jusqu'à nos jours comme un trust, lui-même solidement encadré par ses “cartels” ou, si l'on préfère, comme une formidable secte, nous nous trouverions en grande difficulté au plan de l'éthique.

En témoignent ses propos très tardifs - 1967 ! -, dans un jargon obscurantiste émanant d'une syntaxe où leur sens se retourne aisément en son contraire, à comparer avec ceux qu'il tînt et écrivît sur Freud en 1938, au moment où les nazis entraient dans Vienne, chez Freud ; mais avant déjà, en 1933 lorsque, invité en Suisse, il encensait Jung avec une bizarre obséquiosité ; aussi en 1936 quittant brutalement le Congrès Psychanalytique de Marienbad, vexé d'avoir été négligé en raison de l'annonce de la dissolution par les nazis de l'Association Psychanalytique Viennoise, la maison-mère fondée par Freud, pour filer s'afficher aux Jeux Olympiques de Berlin... propos épars mais réitérés après guerre jusqu'au milieu des années 70, quand dans sa bouche, Freud fut qualifié de “mouche à... ce que vous savez”, puisque sa fille Anna en était, sic, la “chiure”. Entre 1939 et 1945, silence, sépulcral silence qui, quoique l'on essaie pathétiquement de démontrer l'inverse, ne manifesta pas vraiment qu'il fut de résistance à l'Occupant et qui nous consterne aujourd'hui encore.

Pour terminer sur ces quelques aspects des idéologies, de « L'Identité Nationale », nous ne pensons rien, nous ne pouvons pas, nous ne souhaitons pas, nous mêler de tout.

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Quelques remarques maintenant sur les deux communiqués ci-dessous.

• Pour ce qui est du premier, le « Compte-rendu d'opinion libre concernant le débat sur l'antisionisme, nouvelle forme d'antisémitisme » : si nous nous associons au contenu du texte diffusé par le « Comité pour une loi contre l'antisionisme », nous restons par contre en radical désaccord avec le choix du vocabulaire utilisé sur son site par l'UPJF (Union des Patrons Juifs de France), lequel s'apparente, selon notre entendement, à une “incitation à la haine [dite] raciale” expression toutefois impropre, faut-il sans cesse, avec les biologistes, tenter - en vain - de le faire entendre, dans la mesure où, il n'y a, qu'on le veuille ou pas, qu'une seule race humaine. Donc, incitation à la haine tout court.

Revenons aux “fondamentaux” comme on dit, où l'essentiel se trouve. Sitôt après-guerre, en 1951 Léon Poliakov, immigré russe en France, excellent connaisseur de l'Allemagne où il partit quelque temps suivre ses études jusqu'à la montée du nazisme, jeune engagé dans la résistance active, co-fondateur en 1943 du Centre de Documentation Juive Contemporaine, publiait « Le Bréviaire de la Haine », réédité en 1979 ; puis, en 1955, l'inaugurale, « Histoire de l'Antisémitisme », rééditée en 1961 et 1981 ; il y eut ensuite, parmi son œuvre monumentale, en 1969, « De l'Antisionisme à l'Antisémitisme », dont l'Avant-Propos, d'une actualité sans conteste aujourd'hui même, commence ainsi,

Les discussions passionnées dont le problème du Moyen-Orient ne cesse d'être l'objet depuis la guerre de Six jours tournent en grande partie autour des rapports entre les Juifs et l'État d'Israël. Bien qu'on trouve des Juifs parmi les partisans du camp arabe, et que l'opinion française soit, dans son ensemble, pro-israélienne, le judaïsme est accusé de divers côtés de parti pris sioniste en des termes souvent équivoques, parfois franchement antisémites - même si le diable ainsi peint au mur a troqué son nom de “complot juif” contre celui de “complot sioniste”.

Comment établir la distinction entre l'antisionisme et l'antisémitisme ? [...]

Aujourd'hui, nous nous demandons si la question ne s'est pas, historiquement, inversée en « De l'Antisémitisme à l'Antisionisme », ou / et ne fonctionne pas à double sens...

• Pour ce qui est du second communiqué, « Annonce de la constitution de Collectif Contre le Terrorisme », nous avons signé la pétition « Non au Terrorisme ».

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Opinion : Compte rendu libre de la journée du 13 décembre qui s’est tenue à l’espace Cardin, concernant le débat sur l’antisionisme, nouvelle forme d’antisémitisme

Alors qu’Obama, président d’un pays en guerre, reçoit le prix Nobel de la paix, lequel au regard des actions personnelles ou tout au moins de la conjoncture n’a pas encore mérité manifestement ce prix, voici que le Ministre de l’Intérieur Hortefeux reçoit le prix de la lutte contre le racisme et contre l'antisémitisme par l’Union des Patrons Juifs de France, alors qu’un rapport alarmant notifie la recrudescence d’actes antisémites. S’il est certain que la conduite de Mr Hortefeux est digne d’estime, même lors d’une conjoncture préoccupante, en quoi la création d’un poste de super Préfet aux affaires antisémites est-elle appropriée ? En quoi la nomination d’un Préfet mettra-t-elle un terme à l’antisionisme que nous dénonçons et aux propagandes insoutenables du parti antisioniste ? L’exercice d’un tel Préfet s’apparente davantage à celle d’un censeur des coups et blessures ; en perspective donc du pire. Autant proposer d’ouvrir son parapluie à l’annonce d’une bombe atomique.

L’aspect positif de cette journée est que l’alternative soutenue par l’UPJF dans sa lutte contre l’antisionisme n’engage que l’UPJF, et non tous les Juifs. A mes coreligionnaires de l’UPJF, je rappelle que la création d’un poste personnalisé n’est pas historiquement de bonne augure pour les Juifs. De Charlemagne à Pétain, les Juifs n’ont pas de bons souvenirs de tous ces « Magistri judeorum » et offices spécialement dédiés aux « affaires juives ». Veuillez nous épargner vos nouveaux « Privilèges », car ils sont synonymes de ghettoïsation, et par extension, d’exclusion des droits communs. N’existe-t-il pas déjà suffisamment de lois qui condamnent des actes répréhensibles ou d’associations qui veillent au grain de l’antiracisme et de l’amitié entre les peuples. Si la Police se donnait la peine de considérer et d’enregistrer toutes les plaintes, et la Justice celle de les condamner à juste titre, en serions-nous là ? Un Préfet ? A l’heure où un avocat se bat seul contre une Justice « aux yeux bandés » afin qu’elle statue sur l’assassinat qui s’est avéré raciste d’un jeune disk-jockey juif, à l’heure où la Sorbonne devient non plus la gloire de l’instruction, le cœur de la connaissance, mais la tribune des pires antisémites. Pourquoi ne traitez-vous pas la cause réelle de l’antisémitisme, qui est sans nul doute lié à l’antisionisme d'aujourd'hui ? Vous détenez les arguments juridiques pour vous mobiliser, et disposez une demande citoyenne allant dans ce sens, émanant de notre collectif. (1) Doit-on comprendre par la nomination d’un Préfet que l’antisionisme que nous endurons, empli de haine et de malveillances à l’égard des Juifs va prendre racine en France ? Ou devons-nous comprendre, que vous êtes désarmé face à ce mal qui prend à nouveau racine en France, sous nos yeux ? Mais alors, comment traduire en acte la déclaration du Ministre ; « Je le dis avec force, le racisme, la xénophobie et l'antisémitisme n'ont pas leur place en France (...) il n'y a pas de place dans notre pays pour les extrémismes, d'où qu'ils viennent », si ce n’est en refusant catégoriquement le droit de cité à ces extrémistes et leur ingérence dans les affaires de l’État.

Par ailleurs, lors d’une conjoncture critique, la moindre des prévenances eût été qu’une proposition du Gouvernement soit soumise à l'appréciation de toutes les composantes actives et représentatives de la communauté juive, en adéquation avec le sujet qui nous préoccupe : la déferlante en France de l’Antisionisme et son implication directe dans la recrudescence d’actes antisémites. Et non, lors d’une journée organisée par un groupe d’hommes d’affaires, certes passionnés de politique, que nous créditons sans nul doute du bien-fondé de leur démarche. Par ailleurs, quelle est l’origine de ce marasme qui justifierait la nomination d’un super Préfet. Les médias français n’annoncent pourtant rien d’anormal ? Comment, 704 agressions antisémites, jamais entendues ? Ciel bleu pour les Juifs en France. Le politique n’a que faire des prix, des émotions ; il est prévoyant, il négocie, il tranche, il a ses raisons. Quand va-t-on aborder le fond de la question, à savoir, quand le Gouvernement prendra-t-il la décision de dissoudre le parti antisioniste et interdire toute forme de propagande de haine à l’égard des Israéliens et du peuple juif en réalité ? Non, Monsieur le Ministre, la liesse n’est pas au rendez-vous devant une initiative inappropriée, elle ne sera totale, pour le bien de l’humanité et de tous les citoyens français, qu’avec la certitude que la racine du « mal » soit combattue de toutes vos forces.

Messieurs et Mesdames, acteurs politiques du Gouvernement français, ce que réclament les antisionistes de tous bords, et je reste persuadé qu’un certain nombre d’entre eux n’ont pas conscience des réalités et des enjeux par ignorance de l’histoire, n’est ni plus ni moins le retour par la contrainte aux antiques usages que dénonçait déjà le Consul de Jérusalem et Comte de Lantivy en 1843, quand il était permis de mépriser et de tuer religieusement et ouvertement les Juifs : « La protection que le Consul de France est appelé à exercer à l’égard du Juif d’Algérie, établi ou de passage à Jérusalem, m’a donné lieu d’attaquer sérieusement et avec succès  certains usages empreints de cruauté et de barbarie... les malheureux Juifs qui par mégarde, se hasardaient à passer sur cette place (Saint Sépulcre) étaient assaillis par une foule de fanatiques Chrétiens ou Musulmans...il y a trois semaines environ, un Juif protégé français, le Si Messaoud, récemment arrivé à Jérusalem fut accablé de coups de barre de fer par ces misérables... et vint.. .porter plainte au consulat. Je n’hésitai pas, je demandai au Pacha l’arrestation et la punition instantanée des coupables je l’obtins. Dans leur haine et leur mépris pour les Juifs, ils alléguaient le plus sérieusement du monde, avec les Turcs et les Chrétiens, que tuer impunément les Juifs, en pareil cas était un antique usage, que cet usage étant établi de temps immémorial avait force de loi. J’ai été inexorable, et leur ai déclaré que la loi de Dieu était plus vieille encore, et qu’elle défendait de tuer son semblable. Ils n’ont pu rien répondre à cet argument, etc. »

Monsieur le Ministre, les projets antisémites d’où ils proviennent, qui ont durant des siècles permis l’asservissement, l’exploitation et la stigmatisation du peuple juif, s’installent paisiblement sur le territoire français sous le nom d’Antisionisme. Les actes antisémites que vous dénoncez sont la conséquence directe des propagandes de ces idéaux xénophobes. Aussi, n’ayez crainte en leur faisant barrage que les affaires de la France n’endurent une régression économique, bien au contraire. En affaires, les hommes de pouvoir, quels que soient leurs origines et coutumes, favorisent généralement les hommes qui respectent des principes comme l’amitié et le respect, même dans l’adversité. C’est un gage de confiance. En ne condamnant pas l’antisionisme, les Juifs seront non plus sacrifiés, livrés à la vindicte de nouveaux absolutistes, parce qu’ils sont d’origine juive, mais ils le seront sous le prétexte qu'implicitement l’existence même du Juif constitue un soutien naturel au peuple israélien voué à la destruction, un peuple dépeint dans les médias tels des pirates, des parias, des conjurés notoires !  Il ne nous reste plus qu’à attendre et à constater si les antiques usages dénoncés par Lantivy auront à nouveau droit de cité en France. Ou bien, si la France aura le courage et le privilège de répondre que la loi en France était favorable au sionisme depuis le 29 novembre 1948 (résolution n° 181), et qu’elle défend de menacer l’existence physique d’Israël, de colporter des calomnies sur les Israéliens et de menacer les Juifs.

Dans l’attente, j’appelle tous les signataires à se rendre sur le site, à imprimer la demande de dissolution, et à l’envoyer au Ministre de l’Intérieur Monsieur Brice Hortefeux, hôtel de Matignon 75008 Paris.

Pour le comité, Meyer Tangi

voir notre pétition sur http://www.loi-contre-antisionisme.org

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Communiqué de presse

Annonce de la constitution d’un Collectif Contre le Terrorisme

 

« Quelle que soit la cause que l’on défend, elle restera toujours déshonorée par le massacre aveugle d’une foule innocente… »    Albert Camus

Chaque année, des milliers de personnes meurent dans des attentats. Entre le vendredi 4 et le jeudi 10 décembre 2009, une semaine très ordinaire, 101 attaques terroristes ont fait 407 morts et 992 blessés.

Face à cette situation, nous, représentants d’associations aux sensibilités, aux vocations, aux aspirations et analyses diverses, voulons nous mobiliser contre le terrorisme qui menace et endeuille la société civile.

Parce que nous défendons les droits humains universels, nous sommes résolument ensemble pour :

• Condamner tous les attentats et prises d’otages visant des civils, de quelque nationalité qu’ils soient et au nom de quelque cause que ce soit, comme des crimes injustifiables ;

• Condamner en particulier le recours aux attentats dits « suicides » par l’utilisation d’êtres humains comme bombes ;

• Affirmer que ces crimes ne peuvent en aucun cas être considérés comme des actes de résistance ;

• Refuser que soient légitimés, voire récompensés politiquement, des organisations et leurs représentants qui commanditent, financent, revendiquent ou justifient de tels actes ;

• Etre solidaires de toutes les victimes de ces actes et de leur droit à obtenir justice.

Nous appelons toutes les forces démocratiques à prendre leur place dans ce mouvement indépendant, issu de la société civile.

Nous invitons nos concitoyens à soutenir notre démarche en signant la pétition internationale,

« NON AU TERRORISME ».

Paris, le 21 décembre 2009

Parrain du Collectif Contre le Terrorisme

Fodé Sylla, Membre du Conseil Economique et Social, Président de la Fédération Internationale SOS Racisme, ancien député européen.

Premières associations partenaires du Collectif Contre le Terrorisme

AFVT.org Association française des Victimes du Terrorisme  ; AMLZ Association Marianne Lehman Zaoui  ; APIV Association pour l'information et la Vérité ; Comité Soudan , HEVEL ; LDIF Ligue du Droit International des Femmes  ; MPCT Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme (Membre de l'Alliance Internationale Contre le Terrorisme) ; Paroles de Femmes ;  PEREC Pour une Ecole Républicaine et Citoyenne ; Primo Info ; Regards de Femmes ; SOS Racisme ; UEJF Union des Etudiants Juifs de France

Pétition internationale « NON AU TERRORISME » :

Contacts presse

Fodé Sylla, Parrain du Collectif : +33-6-7078-9530

Huguette Chomski Magnis, Présidente du MPCT : +33-6-6626-4223

Laurence Loussert, responsable communication : +33-6-8655-9401

 

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