Denise Baumann
décembre 1988
1 • L'ABSOLUE
SINGULARITE
M. Weinstein • Éditorial
G. Ralli • L'Absolue Singularité
S. Bellakhdar • Des Arabes chez les
Nazis
« L’histoire nous
enseigne qu’il faut veiller sans cesse
sur la vérité que ses ennemis
cherchent à précipiter au fond
d’un cachot ; car il n’existe
aucun peuple qui soit à l’abri
du mensonge, comme du désastre moral
et politique qui en est la conséquence.
»
Georges Ralli
mars 1989
2 • ENTRE L'AVANT
ET L'APRÈS
M. Weinstein • Cinquante ans après
M. Dreyfus • Entre l'Avant et l'Après
G. Ralli • Céline, Sein Kampf
juin 1989
3 • PSYCHO-ANALYSE
DE L'ANTISEMITISME • 1943
G. Ralli • Vladimir
Jankélévitch résistant
Vladimir • Jankélevitch Psycho-analyse
de l'antisémitisme • 1943
Postface • M. Weinstein
M. Lévy • Appauvrissement de
la personnalité
septembre 1989
4
• SOUVENIRS LOINTAINS DE BUCHENWALD
ET DORA
J. C. Dreyfus
• Souvenirs lointains de Buchenwald
et Dora*
«
Le texte qui va suivre est fait de souvenirs
personnels datant de plus de 40 ans, et pour
lesquels l'absence de recherches historiques
peut être cause d'erreurs que j'espère
sans gravité. Je rappelle que, médecin
renvoyé de l'Internat des Hôpitaux
de Paris par décret de l'Etat Français
en 1942, je me trouvais lors de mon arrestation
sans situation en zone libre. [...] Je me
suis borné à relater, sans commentaires
subjectifs autant que faire se peut, ce qui
arrive à quelqu'un que rien ne destina
à surmonter de tels périls,
et à montrer l'importance des hasards
qui vous jettent au sein de catastrophes imprévues
ou qui vous en sortent miraculeusement. Ma
seule particularité était d'être
juif clandestin dans des camps non juifs,
non reconnu comme tel mais susceptible de
l'être à tout moment. »
Jean-Claude Dreyfus
décembre 1991
*
Le Pr. Jean-Claude Dreyfus est mort le 10
mai 1995. Il aurait eu quatre-vingt ans dans
l’année. Le journal « Le
Monde », s’il rend hommage au
Professeur de biochimie médicale, au
chercheur, au co-fondateur de la revue «
Médecine-Sciences », au médecin
faisant partie d’un groupe “dirigé
par le Professeur Charles Richer”, dont
le “dévouement avait sauvé
nombre de déportés” à
Buchenwald, a omis de préciser que
Jean-Claude Dreyfus était l’un
parmi les déportés.
5 • L'ISLAM, LA RELIGION DU
PAUVRE
S. Bellakhdar L'Islam, la religion du
pauvre
G. Ralli Gradiva III • Nouvelle
mars 1990
6/7 • ŒDIPE/ROI
• ŒDIPE A COLONE
Sophocle • Œdipe/Roi •
Œdipe à Colone
Préface et traduction par Georges Ralli
Préface
L'Œdipodie
I
• Œdipe/Roi
Œdipe a résolu
l'énigme du Sphinx, il règne
heureux à Thèbes. Mais après
plusieurs années, la ville est ravagée
par la peste. Le devin Tirésias, convoqué
par Œdipe lui révèle que
la peste est le châtiment du double
crime commis par Œdipe : le parricide
et l'inceste avec sa mère. [...] Que
s'est-il passé ? Voilà : Œdipe
paye la faute de son père. Laios avait
désobéi à l'oracle d'Apollon
[1] qui lui avait
enjoint de ne pas avoir de fils, sous peine
des pires malheurs. Sophocle, dans sa pièce,
ne fait qu'exprimer cette doctrine archaïque
qui admet que la faute d'un ancêtre
pouvait peser sur tous les membres d'une famille.
[...]
Ce récit dramatique témoigne
du poids de la faute, transmise en héritage,
qui pèse encore, au Vème siècle,
sur l'individu ; celui-ci n'en sera libéré
qu'au IVème siècle par le rationalisme
grec, une réalisation dont le mérite
revient à la démocratie grecque.
II • Œdipe
à Colone
Dans Œdipe à Colone, nous retrouvons
Œdipe exilé et accompagné
de ses filles Antigone et Ismène, alors
que ses fils, Eteocle et Polynice, refusent
d'aider leur père aveugle. Les deux
frères commencent à lutter pour
la possession du trône de leur père.
Eteocle l'emporte, mais Polynice ne s'incline
pas et va chercher une aide extérieure
à Argos, puis vient demander la bénédiction
de son père afin de vaincre son frère.
Œdipe, non seulement s'y oppose, mais
de plus, il maudit son fils.
Pourquoi Œdipe s'est-il retiré
à Colone, dans le bois sacré
des Eumenides [2]?
Parce qu'Apollon lui avait révélé
que dans ce lieu sacré, il bénéficierait,
à la fin de sa vie, de la protection
des dieux.
[...]
Finalement, Œdipe à Colone traverse
lui aussi un seuil - le seuil avec les marches
de zinc (Vers 1591) - pour pénétrer
dans le domaine du Mysterium Tremendum. Là,
Œdipe disparaît dans un abîme
tandis que Thésée se couvre
les yeux devant l'apparition terrifiante de
Zeus. N'oublions pas la présence de
Créon. Il n'a pas tardé à
venir de Thèbes en accusateur (Vers
728 et suiv.). Œdipe lui répond
en plaidant son innocence : il invoque le
caractère involontaire des crimes qui
lui sont reprochés, et le fait qu'il
y fut conduit malgré lui par les dieux
(V. 965 à 1000). Mais le thème
essentiel de la pièce est la marche
vers la mort d'Œdipe. La mort, qui va
apparaître comme la dernière
étape, est le moment de la réhabilitation
sous le regard des dieux. Elle est l'ultime
manifestation de la réintégration
dans un ordre jugé supérieur
à ceux de la famille et de la patrie,
et qui se trouve être celui d'Apollon
et des autres dieux.
L'errance d'Œdipe s'achève dans
une apothéose sacrée, qui n'inverse
pas le sens de son expérience passée.
III • Le mythe
Pour notre culture, le mythe d'Œdipe
s'est confondu avec les deux tragédies
de Sophocle, qui en ont assuré la perennité
grâce à leur ambiguïté
fascinante.
Ainsi Nietzsche, dans La naissance de
la tragédie, inspiré par
son démon souterrain, se livre à
une analyse originale du personnage d'Œdipe,
qui laisse pressentir ce que Freud allait
saisir plus profondément.
[...]
Freud, pour sa part, rejoint Sophocle en présentant
du mythe d'Œdipe une version suffisamment
créatrice pour engendrer une nouvelle
lecture du mythe. C'est ainsi qu'il nous a
semblé utile de citer le texte de l'ouvrage
de Freud qui marque le mieux le passage du
mythe d'Œdipe à l'Œdipe.
Il prend appui sur la tragédie grecque
: Si Œdipe/Roi émeut autant le
lecteur ou l'auditeur moderne que le contemporain
de Sophocle, ne peut-on admettre que l'accent
poignant de la tragédie grecque ne
dépend pas de la lutte de l'homme contre
le destin, mais de la nature même de
l'homme en qui se livre ce combat ? Sans doute
une voix en nous nous prédispose à
reconnaître chez Œdipe la force
contraignante du destin. En réalité,
il est un thème de l'histoire du Roi
Œdipe qui explique la sentence de cette
voix intérieure. Sa destinée
nous émeut seulement parce qu'elle
aurait pu être nôtre, parce que
l'oracle qui a présidé à
notre naissance fait peser sur nous et sur
lui la même malédiction [3].
Pour ce qui est enfin de la théorie
du Complexe d'Œdipe, nous ne pouvons
que renvoyer à la suite de ce texte
et à l'oeuvre de Freud.
Et pour conclure, nous pouvons dire que le
mythe d'Œdipe ne cessera de nous solliciter,
puisque les réponses à l'énigme
qu'il nous pose se retournent indéfiniment
en questions.»
Georges Ralli
[1]
Dans sa pièce, Les Phéniciennes,
Euripide charge Laios d'une faute ancienne.
Laios, venant de Thèbes, vit en chemin
Chrysippe, fils du roi Pélops. Il s'éprit
de lui et l'enleva de force, ce qui entraîna
le suicide du jeune homme. Pélops,
en apprenant sa mort, maudit Laios en le condamnant
à n'avoir jamais d'enfant et, s'il
en avait, à mourir de la main de son
fils. Désormais, Laios portera sur
lui la malédiction de Pélops.
[2] Dans Electre, le Pédagogue
montre à Oreste le bois sacré
d'Io, dans la plaine de l'Argolide (vers 5).
Freud - Die Traumdeutung (1900).
L'interprétation des rêves. Traduction
de I. Meyerson, revue par le Dr. Berger, PUF,
1967.
8
• LA LIBIDO CHEZ FREUD ET L'ÉROS
CHEZ PLATON • UNE COMPARAISON
M. Nachmansohn • La Libido chez
Freud et l'Eros chez Platon
Préface de M. Weinstein.
Traduit
de l'allemand par M. Weinstein et P. Menzel
9 • AINSI VA
L'ÉPOQUE...
T. Peyrard • Retour du religieux
retour de l'Église
G. Ralli • Le 27 (Nouvelle)
A-M. Houdebine • Ainsi va l'époque...
Schwartze FON • “Révisionnisme”
: Le nouvel antisémitisme
« Tout se passe comme
si parler de Shoah ramenait dans ce temps,
celui dont traite le film, dans ces lieux,
ceux des camps d'extermination, mais aussi
dans ce temps-là, ces lieux-ci, le
lieu de la francité (...) un pays violemment
ou passivement, mais surtout complaisamment
antisémite, qui aujourd'hui encore
n'arrive qu'à grand peine à
dire ce qui a pris lieu dans ces lieux, à
désigner ses acteurs, complices actifs
ou fonctionnaires zélés... »
Anne-Marie Houdebine
janvier 1991
10/11 • QU'EST-CE
QUI SE PASSE... TRAUMATISME, ÉVÉNEMENT,
TRANSMISSION
Premier Colloque de Psychanalyse
Actuelle. 25-26 mai 1991 à Paris
« La tentative d'analogie
- et peut-être même, d'homologie
- est esquissée sans “insistance”,
afin qu'il soit possible de la laisser parler
et insister d'elle-même. Il m'est arrivé
d'intituler Analogues un livre où se
rejoignent ainsi trois autres récits
antérieurs, pour laisser percevoir
comment ils agissaient l'un sur l'autre à
distance - ou plutôt, afin d'explorer
et de toucher du doigt ce point de réel
qui peut survenir, à l'intersection
de lignes narratives ou de champs de récit.
L'irruption du réel : voici la question
- comment son fer vient pointer dans l'étoffe
de langage qui nous relie. »
Jean-Pierre Faye
avril / septembre 1991
12/13 • À
LA BONNE ADRESSE, par BERT KOK
Traduit par M. Weinstein.
Postface de M. Arian • Encres de Dà
Vùong
Écrit par l'auteur hollandais,
Bert Kok, né en 1949, ce récit
retrace l'histoire dans Amsterdam occupé
par les nazis, d'un groupe de jeunes hommes
et de femmes qui, sous le nom de « Société
Anonyme », s'est spontanément
formé pour sauver 250 enfants de l'extermination.
Seule une fillette mourut de maladie. Tous
les enfants, échappèrent à
la déportation
.
1er trimestre 1992
14 • MONTEE AU
STRUTHOF
S. Bellakhdar • Si mère Dass
m'était comptée...
F. Dolto • Autour du miroir
T. Peyrard • Montée au Struthof
S. Bellakhdar • La littérature
“immigrée”
A-M. Houdebine • Freud/Saussure/Lacan
et quelques autres
« Au Struthof, la transcendance
n'est, par principe, pas envisagée.
Toutefois, la visite n’a pas été
conçue, coordonnée par des hommes
capables de se résoudre à limiter
ce lieu à la présentation de
l'activité du mal, de la rationalité
destructrice. La référence au
sacrifice pour la liberté - l'invocation
- sert de réponse, de nouveau départ.
Le recueillement demandé n'est pas
seule contemplation, mais rencontre, non avec
une personne transcendante, mais avec ceux
dont la mort - le sacrifice - sert leurs successeurs.
Nulle part dans le Mémorial - est-ce
une intention rédemptrice - il n'est
fait allusion, dans mon souvenir, à
la Collaboration. Il s'agit plutôt de
créer la filiation, le rassemblement
autour de sacrifices qui ne sauraient avoir
été vains. »
Thierry Peyrard
juin 1992
15/16 • PSYCHANALYSTES,
SI VOUS SAVIEZ... Histoire, Remémoration,
Répétition
Textes écrits des
communications présentées au
Deuxième Colloque de Psychanalyse Actuelle.
16-17 Juin 1992 à Paris
« Le grand déroulement
des analyses lacaniennes sur le transfert
au Savoir et la Métaphore Paternelle
n'a laissé aucune place au “monde
des Mères”. Il est curieux que
ce soit un exilé russe en Sibérie,
en 1902, qui ait préconisé aux
analystes d'ouvrir largement les fenêtres,
la théorie risquant à chaque
instant d'apposer un sceau. »
Colette Rouy
juillet / décembre 1992
17/18 • LA PSYCHANALYSE
A-T-ELLE TOUJOURS VINGT ANS ? + CASSETTE
*** Audit du public
S. Bellakhdar • La psychanalyse a-t-elle
toujours vingt ans ?
W. Borchert • alors, dis NON !
S. Bellakhdar • Le pervers et son image
T. Peyrard • Venise
B. Brecht • Ballade de Marie Sanders
“Putain aux juifs”
M. Weinstein • “Ce serait merveilleux...”
Poèmes dits par E. Schegel et R Meigney
Prise de son et réalisation sonore
• S. Noly
janvier / juin 1993
19
• LE PASSEUR EST MERVEILLEUX
SHOAH,
CHEF-D’OEUVRE D’UN ETERNEL AUJOURD’HUI
Extraits du discours de remise du prix «
La Résistance en Art » à
Claude Lanzmann, par Etty Mulder - Amsterdam,
le 4 mai 1993. Traduit du hollandais par M.
W.
1942. « LE PASSEUR EST MERVEILLEUX »
• Siméon Kass
Mémoire d’un petit garçon
de Belleville
mars
1995
20 • LE PLATEAU
DE REPETITIONS
Le Plateau de répétitions
R. Wolfin • Cendres et remords
F. Saldès • Pour Joss
Du temps
où nous militions ensemble pour
la libération de l’Outre-Mer
il me disait
“Laisse tomber la psychanalyse, nous
autres
avons autre chose à faire !
Les nègres n’ont pas d’inconscient.”
Le choix de vivre ce rejet
l’a mené à une exclusion
beaucoup
plus radicale que celle dont le nègre
est porteur.
Pourtant Joss n’était pas nègre
il était
métis issu
de cette rencontre entre deux mondes
qui ouvre à l’insécurité
du baroque et fonde à l’existence.
Pourquoi voulait-il être nègre
?
Un nègre c’est
un Non-Blanc selon l’afrikander.
Etait-ce le NON auquel Joss tentait de s’arrimer
?
Alors pourquoi n’a-t-il pas pu en faire
usage ?
Ce NON nous a séparés.
Je l’ai revu dix ans plus tard c’était
à La Verrière.
Frédérique
Saldès
février 1994
21/22 • FREUD
ET LA GRANDE CATASTROPHE
S. Bellakhdar • Freud et la grande
catastrophe
F. Saldès • Un récit d'origine
M. Weinstein • Sans titre
S. Kass • Minutes d'un cauchemar
Juillet 1994
24 • TABOO
M. Weinstein • Éditorial
S. Bellakhdar • Kateb Yacine
F. Reznik • Un Infanticide
T. Peyrard • Couples mixtes
K. Rachedi • Psychanalystes d'État
J-P. Faye • Rêve Exode
Chaque texte est signé
puisque y
• LE TEMPS
DU NON persiste à dire NON
à Scilicet, intitulé
par Lacan, seul signataire de la revue anonyme
de son École, et qui signifie en latin
: cela va sans dire.
NON,
cela ne va pas, sans dire
.
M. W.
mars 1995
26/27 • L’INVENTAIRE
...pour les cent ans d’Anna
Micheline Weinstein • Présentation
Les textes • Les auteurs • La
revue • Les éditions
oct./déc. 1995
30/31/32 • Courriers
Micheline
Weinstein • Courriers juin 1996,
novembre 1996, février 1997
33 • CELA NE
VA PAS SANS DIRE
Paul Macho • Appel
de « Pratiques de la folie »
Charles Benqué, Michel Guibal •
De la focalisation du symptôme
Colette Rouy • À propos
de « Mémoire freudienne, mémoire
citoyenne »
Alegrina Escojido • Mechlen/Malines,
Belgique 1944
Georges Federman • Le cercle Menachem
Taffel
Micheline Weinstein • De la vulgarité
• De la bévue • Des droits
de l’homme
mai 1997
ø
Éditions
ψ
[Psi] • LE TEMPS DU NON
ANTOINETTE
BERVEILLER
La vie quotidienne d’une famille
française juive pendant la guerre
Bretagne • Lot • Haute-Savoie1939-1944
1939-1944 : l’exil,
en France, d’une famille dispersée,
puis réunie. Cinquante ans après,
la narratrice se souvient. Souvenirs contrastés
où s’entremêlent situations
humiliantes et dramatiques, mais aussi pleines
de cocasserie, où une vie simple, voire
monotone, bascule soudain et devient cauchemar,
avec ses rumeurs et ses peurs incessantes.
mais aussi un paysage de montagnes inoubliable,
des amis chaleureux, et, suprême réconfort,
la présence ensoleillée de deux
enfants.
ISBN 2-9506438-5-X • mars
1996
RENE WOLFIN
Nouvelles
Dans ces quelques pages qui n’ont pas
la prétention d’être littéraires,
j’ai essayé de faire vivre quelques
êtres particulièrement hors du
commun, que j’ai eu l’occasion
de rencontrer au cours de mes longues années
de médecine en banlieue parisienne.
Y figurent également certains souvenirs
personnels de l’un d’entre eux,
qui m’est cher.
Je n’ai introduit, dans ces courts récits,
rien de vraiment personnel. J’ai relaté,
par ailleurs, mes aventures au cours de la
guerre 1939-1940, dite drôle de guerre.
Mais, ma vie entière, j’ai trop
souffert de la folie meurtrière des
hommes pour qu’il me soit possible,
sans de bien pénibles souffrances,
d’évoquer la mémoire de
ce qui vient hanter mes nuits d’insomnie.
C’est donc d’un ordre de souvenirs
que, obligé du fait de la pesanteur
des années, d’interrompre une
activité médicale qui m’était,
chère, je vais essayer, en ces quelques
récits, d’évoquer pour
vous. Nous sommes, dans notre profession,
très près de nos patients et
à même de les observer physiquement
et moralement, d’où une certaine
connaissance de l’homme et de ses comportements.
J’ai entrepris ce travail d’écriture
pour meubler les loisirs forcés et
interminables d’une retraite obligatoire
et non souhaitée.
Peut-être vais-je être taxé
d’outrecuidance, pour avoir osé
aborder un genre aussi difficile que la nouvelle,
dans lesquels des auteurs anglo-saxons, entre
autres, se sont essayés avec plus ou
moins de bonheur et où seul Guy de
Maupassant a excellé mais, je le répète,
ces récits sont sans prétention,
comme je n’ai pas celle d’être
un écrivain.
ISBN 2-9506438-8-4 •
janvier 1997
MICHELINE WEINSTEIN
La nuit tombe aux environs de 16 heures
30
Travaux • 1967 / 1997
ISBN 2-9512542-3-7 • septembre 1998
JACQUES
SÉDAT
La première analyse
d’hystérique • Élisabeth
von R.
ISBN 2-9506438-8-4 •
Mars 1998
MICHEL GUIBAL
Événement psychique
ou
Lacan comme le gentil Loing-près
Nous faisons l’hypothèse
que la pensée de Jacques Lacan bute
ici sur une question par lui posée,
qui ne trouve réponse que hors la pratique
analytique, qui ne trouve réponse que
dans le collectif.
ISBN 2-9512542-4-5 • Septembre
1998
MICHELINE WEINSTEIN
Commentaire
La publication en France de La Famille,
de Lacan, est exactement contemporaine de
l’entrée des nazis dans Vienne
en mars 1938. Ce texte en est le commentaire.
ISBN 2-9512542-5-3 • Octobre
1998
WILLIAM A. KŒLSCH
« Une incroyable rêverie »
Freud et Jung à Clark, 1909
Conférence prononcée en 1984,
par W. A. Kœlsch, Historien de l’Université
Clark, pour le 75ème anniversaire de
la venue de Freud, sur invitation de Clark,
aux U.S.A.
Traduction et © y
• LE TEMPS DU NON
ISBN 2-9512542-8-8 • Juin 1999